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Les bons réflexes pour prévenir l’ostéoporose
Ostéoporose | Les bons réflexes pour prévenir l’ostéoporose | Vers un dépistage de l’ostéoporose | Les chiffres | Info santé | Faites le test !
Depuis le mois de mai, nous assistons à une campagne nationale d’information[1] sur l’ostéoporose. Avec un porte-parole pour le moins inattendu : l’acteur Guy Marchand, parce que sa vie personnelle a été bouleversée par cette maladie. Atteinte d’ostéoporose, victime de multiples fractures, sa mère a ainsi perdu son autonomie.
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| Pourquoi Guy Marchand s'intéresse-t-il aux femmes de 60 ans... ? |
Une brochure, distribuée dans les salles d’attente des médecins et dans les pharmacies, permettra aux femmes d’en savoir plus sur cette maladie : facteurs de risques, symptômes, prévention, traitements. L’occasion de faire le point avec leur médecin, surtout si elles sont ménopausées et ont déjà eu une fracture. L’ostéoporose est à l’origine d’une perte de densité osseuse qui, chez 1 femme sur 3, rend le squelette fragile : fractures du poignet, des vertèbres, du col du fémur. Des fractures aux conséquences parfois dramatiques ; la souffrance bien sûr, mais aussi la perte de taille (jusqu’à 10 cm !), le handicap (22% des cas), une hospitalisation voire dans un cas sur cinq, le décès. Pour inciter les femmes à se prendre en charge dès la première fracture, Guy Marchand a décidé de témoigner lui-même. Une histoire qui n’a rien d’exceptionnel. Chaque année, 50 000 fractures du col du fémur sont enregistrées en France. Et il faut souvent attendre des fractures à répétition pour que la patiente soit prise en charge. |
| Le squelette fait l’élégance de la femme… |
Et dans ce cas en effet, il a fallu de multiples fractures pour que la mère de l’artiste bénéficie enfin d’une ostéodensitométrie. Cet examen permet de quantifier la densité de l’os et donc de dépister l’ostéoporose - et d’une prise en charge de sa maladie. Or une étude réalisée par le Dr Michel Philippe, son chirurgien du Centre hospitalier de Cavaillon, a démontré que 50 % des fractures qui ont frappé ses patientes auraient pu être évitées. Il aurait suffi que le dépistage ait lieu à temps ! Un constat qui a conduit à la création de « Fracto Sud », une association pour la prévention et la prise en charge des fractures ostéoporotiques. Président d’honneur : Guy Marchand ! Très choqué d’avoir vu sa mère invalide, sur un lit d’hôpital, il se bat pour convaincre les femmes de prendre soin de leur santé dès la première fracture. Car l’ostéoporose n’est pas une fatalité. C’est une maladie qui se soigne ! Et elle n’affecte pas seulement l’élégance. Sur 4 femmes qui se brisent le col du fémur, une meurt dans l’année… Parallèlement, une unité de prise en charge de l’ostéoporose a été mise en place au sein de l’hôpital de Cavaillon. Regroupant des chirurgiens, des infirmières, des diététiciennes, des kinésithérapeutes, des gynécologues, elle permet un diagnostic plus rapide et une meilleure prise en charge. |
|  | | Traitements : les bénéfices sans les risques ! |
Une bonne hygiène de vie, cela ne suffit pas pour conserver des os en bon état et pour éviter les fractures dues à l’ostéoporose. Elle est certes favorable à la minéralisation osseuse. Mais en cas d’atteinte par la maladie, elle ne suffira pas à elle seule. Face à l’ostéoporose, les médecins disposent de différents moyens : des médicaments qu’on appelle les biphosphonates, les traitements hormonaux substitutifs qui permettent de ralentir l’apparition de la maladie, les anti-œstrogènes comme le raloxifène, et la calcitonine… Un arsenal thérapeutique qui doit être adapté au cas de chaque patient. Les biphosphonates ne sont pas des hormones. Leur formule ressemble à l’un des composants naturels de l’os : le pyrophosphate. Grâce à cette ressemblance, ils peuvent se fixer sur les os pour les solidifier. Ils créent une couche protectrice sur le tissu osseux, augmentant sa densité et réduisant rapidement le risque de fractures. Ilssont bien intégrés par le squelette, qui devient alors plus résistant. L’avantage de ces biphosphonates est d’être bien tolérés. Ils entraînent peu d’effets secondaires et comportent peu de contre-indications. Les deux molécules les mieux évaluées sont l’alendronate pour lequel on bénéficie de 10 ans de recul, et le risedronate. A raison d’un comprimé par semaine plutôt qu’un chaque jour, ce qui représente un vrai confort, leur tolérance est aussi nettement améliorée. Une donnée importante, sachant que le traitement doit être pris pendant plusieurs années ! Ses effets bénéfiques en revanche, sont visibles dès la première année. Il n’est jamais trop tôt pour prévenir ni trop tard pour traiter l’ostéoporose. Cette maladie peut gâcher votre vie. Elle la raccourcit en moyenne de 10 ans. |
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